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Was ich Dir nicht sagen darf. Ce que je n’ai pas le droit de te dire.

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Was ich Dir nicht sagen darf ist ein Satz mir drei Worten. Nein, es ist nicht der Satz, den jeder kennt und vor dem so mancher Schiss hat ihn zu hören. Meine drei Worte an Dich sind:

Du fehlst gerade.

Diese eine Szene in meinem Buch des Lebens spielt immer wieder “Endlos-Schleife”.

Ich auf der verzweifelten Suche nach einem Feuerzeug und da stehst Du plötzlich. Einige Meter vor mir auf dem Flur. Crash. Boom. Bang.

Dein Blick. Deine Augen. Dein kaki-farbenes T-shirt.

©10_03 Columbus Isle - Bahamas_0170

Ce que je n’ai pas le droit de te dire c’est une phrase à trois mots. Non, pas celui que tout le monde connait et que certain ont peur de l’entendre. Ma phrase est:

Tu manque en ce moment. (Ok la traduction fait que c’est 5 mots…)

Cette scène dans le livre de ma vie qui tourne encore et encore dans ma tête.

Moi, désespéramment, à la recherche d’un briquet et d’un coup toi sur mon chemin. Juste quelques mètres nous séparent sur cette couloir. Crash. Boom. Bang.

Ton regard. Tes yeux. Ton t-shirt en vert-kaki.

Zu spät. Trop tard.

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Du schickst mir die Sonne, sie soll wohl meine Tränen trocknen. Hinter dunklen Wolken schiebt sie sich hervor, der Himmel über dem kleinen Friedhof ist plötzlich blau und wolkenlos. Die wärmenden Strahlen auf meinem Gesicht tun gut und ich kann nicht anders als mit einem Blick nach oben dankend zu lächeln.

119 Kilometer lang kommen zwei Worte immer wieder in meinen Sinn. Zu spät. Es ist zu spät. Und ich bereue dieses “zu spät”.
Warum habe ich in all den Jahren unserer wunderbaren Freundschaft es nicht ein einziges Mal geschafft, an Deinem Geburtstag bei Dir zu sein? Was war so viel mehr wichtig, als mir diese Zeit zu nehmen? Immer wieder habe ich den Besuch aufgeschoben weil die geografische Entfernung einfach zu weit war. Nun kann ich nur noch Blumen auf Dein Grab legen zum Tag Deiner Geburt. Zu spät, um Dir persönlich zu gratulieren, Dich zu umarmen.
“Schieb nichts auf”, scheinst Du mir sagen zu wollen. “Dinge, die dir am Herzen liegen verdienen kein “später” oder “irgendwann mal”. Tue sie wann immer sie dir in den Sinn kommen, Folge deiner Eingebung, deinem Bauchgefühl. Hab keine Furcht vor dem nächsten Schritt oder vor zu großen Träumen. Bleib dir treu in allem was Du tust aber tue es und warte nicht auf den richtigen Moment. Du lebst jetzt.”
In Dankbarkeit, tiefer Freundschaft und stillem Gedenken an Barbara Schuboe.
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Tu m’envoies le soleil pour sécher mes larmes. Derrière les grosses nuages il fait son apparition, le ciel sur ce petit cimetière est soudainement bleu et sans nuage. Les rayons chauds sur mon visage font du bien et je ne peux que me tourner vers la haut avec un petit sourire.
Pendant 119 km deux mots maîtrisent mon esprit. Trop tard. Il est trop tard. Et je le regrette fort ce “trop tard”. Pourquoi dans tous ces années de notre amitié je n’ai pas réussi une seule fois d’être présente pour ton anniversaire? Qu’est-ce qui était si souvent plus important que de prendre ce temps pour toi? Plusieurs fois j’ai reporté ma visite parce que la distance géographique était trop importante. Et maintenant la seule chose que je peux faire c’est de t’apporter des fleurs sur ta tombe pour le jour de ta naissance. Trop tard pour te dire bon anniversaire de vive voix, de te prendre dans mes bras. Il me semble t’entendre dire “Ne remets rien à plus tard. Ce qui te tient à cœur ne mérite pas un “plus tard” ou “un beau jour”. Fait le quand ça te vient à l’esprit. Suis ton intuition, ton ventre. N’aie pas peur du prochain pas ou des rêves trop grands. Restes honnête avec toi dans tout ce que tu fais et fais-le. N’attends pas le moment parfait. Tu vis maintenant.”
En gratitude et amitié éternelle. In memoriam Barbara Schuboe.

To Brussels with love.

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Beinahe kommt es mir vor wie gestern. Die Erinnerungen sind noch sehr präsent und auch die Emotionen um eine sehr wichtige Entscheidung. Eine Entscheidung, die mir viel Hoffnung gegeben hat, die Hoffnung auf ein neues Leben, auf neues Leben. Seit 365 Tagen schlafen meine 22 Eizellen bei minus 196 Grad in einer Klinik in Brüssel. Ich denke, sie sind in guter Gesellschaft und an einem sicheren Platz gut aufgehoben. Es mag für Außenstehende wohl sicher etwas seltsam erscheinen aber irgendwie feiere ich heute einen ersten Geburtstag. So wie auch Clémence heute 1 Jahr alt wird. Das kleine Mädchen einer lieben Freundin, dass an just diesem für mich besonderen Tag im letzten Jahr das Licht der Welt erblickt hat. Ein ganz wunderbares Zeichen ‘von oben’…

Alles Gute zu Deinem 1. Geburtstag liebe Clémence!

Mögest Du eine behütete Kindheit haben in Frieden und Freude. Möge Dein Leben von Liebe erfüllt sein!

IMG_7013.JPG J’ai presque l’impression que c’était hier. Les souvenirs sont encore très présents et aussi les émotions de cette décision importante. Une décision qui m’a redonné l’espoir, l’espoir pour une nouvelle vie, pour la vie. Depuis 365 jours mes 22 ovocytes dorment à moins 196 dégrées dans une clinique à Bruxelles. Je pense qu’ils sont en bonne compagnie et bien protégés à un endroit sûre. Pour quelqu’un d’extérieur il semble probablement un peu bizarre mais dans un certain sens je fête aujourd’hui leur premier anniversaire. Tout comme Clémence. La fille d’une bonne amie qui justement est venue au monde à cette date remarquable l’année passé. Pour moi sa naissance était comme un petit signe du ciel…

Bon 1er anniversaire chère Clémence.

Que ton enfance sera bien protégé en paix et joie. Que ta vie sera rempli d’amour!

Gehe Deinen Weg. Suis ton chemin.

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Es gibt sie, diese Orte, die einen wieder und wieder anziehen, die einen in regelmäßigen Abständen rufen und an denen wir uns auf unerklärliche Weise einfach nur gut fühlen. Für mich ist der Domplatz in Trier so ein besonderer Ort. Der gewaltige Dombau beeindruckt mich jedesmal aufs Neue, er strahlt Kraft und Stärke aus, ist Zeuge einer langen Stadtgeschichte. Die Platanen lassen bereits ihre Blätter, es wird Herbst, sehr zeitig in diesem Jahr. Etwas zu zeitig für mich. Die Kastanienbäume sind fast nackt, tragen nur noch ihre Früchte, sieht seltsam aus.

Letzten September saß ich hier und hab mein Bauchgefühl gebeten, mir zu helfen, den richtigen Onkologen zu finden. Heute sitzt ich hier und belohne mich nach meiner ersten Woche zurück im Alltag, zurück im Job mit einem sehr leckeren Glas spanischem Rotwein.
Die Rückkehr ins Büro ist seltsam. Auf den ersten Blick hat sich nichts geändert und doch ist alles anders. Vorallem bin ich anders, besonders in diesen letzten Tagen. Ich werde Geduld haben müssen, mich wieder zurechtzufinden, wieder einen Rhythmus zu finden. Ich werde akzeptieren müssen, dass mich selbst 5 Stunden Job pro Tag müde machen. Irgendwie habe ich den Eindruck nach einer langen Auszeit ganz neu zu beginnen. Aber vielleicht ist dieser Abstand auch ganz gut. Er wird mich davor bewahren, in Zukunft nicht mehr über meine Grenzen zu gehen. Kleine Schritte machen, kleine Brötchen backen, da sein, einfach nur da sein. Eigentlich doch ganz einfach.

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Il y a de ces endroits qui nous aspire encore et encore, qui nous rappelle régulièrement et où nous nous sentons simplement bien. Le Domplatz à Trêves est un tel endroit pour moi. À chaque visite je suis impressionnée par cet immense oeuvre d’architecture, qui représente une énorme force et est en même temps témoin de la longe histoire de la ville. Les feuilles des platanes commencent à tomber, l’automne s’annonce. Un peu trop tôt pour moi. Les arbres de châtaignes sont déjà presque nus, ils portent seulement leurs fruits, étrange image.

En septembre dernier j’étais assise ici en demandant le sentiment de mon ventre de m’aider à trouver le bon oncologue. Aujourd’hui je suis ici pour me faire plaisir après la première semaine de retour au travail avec un bon verre de vin rouge d’Espagne (Hacienda Villarta).
Le retour au bureau est bizarre. Sur un premier vu rien a changé et pourtant tout est différent. Surtout c’est moi qui est différent. Je dois avoir patience pour retrouver mes marques et mon rhythmique. Je dois accepter que pour l’instant même 5 heures par jours sont fatigantes. J’ai quelquepart l’impression de devoir commencer à zéro après une si longe pause. Mais peut-être ce recul me fait aussi du bien et surtout me protège à l’avenir de ne plus dépasser mes limites. Faire des petits pas, avancer peu à peu et tout simplement être là. Facile, hein…