Category Archives: Courage

Ich habe es erneut gewagt.

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An meinem linken Handgelenk erinnert ab jetzt eine kleine pinke Schleife an meine Vergangenheit. An diese Diagnose, an diesen Tumor, der mein Leben für immer verändert hat.

(c) EDLdpf 2017-10-28_29 Ladies Tattoo Convention_56

Vier Jahre sind seitdem vergangen. Vier Jahre eines Weges zurück in ein normales Leben, nur das dieses Leben nie wieder normal sein wird. Normal würde heissen, ohne daran zu denken. Daran, was passiert ist. Daran, was sein könnte. Daran, wieviele liebe Menschen nicht mehr da sind. Daran, wie sehr meine Angehörigen in Sorge sind – auch jetzt noch.

Es sind die dunkelsten Zeiten unseres Lebens, die uns zeigen, wie wertvoll Leben ist und wie wertvoll wir sind. Nehmen wir uns die Zeit unser <Leben zu leben>!

Ein grosses Danke an Lackend (facebook: handpokebylackend) für die tolle Realisation. Sollte es Zufall sein, dass ich – unter 130 Ausstellern – ausgerechnet bei ihr das Tattoo buche. Sie trägt auf ihrem Arm auch eine rosa Schleife… für ihre Schwester.

 

 

 

 

 

 

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Warum habe ich so lange gewartet?

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Es ärgert mich, ich ärgere mich. Und zwar über mich selbst.

So oft habe ich mir abends gesagt, ich sollte zum Hörer greifen und Dich anrufen. Dich fragen, wie es Dir geht und ob ich etwas für Dich tun kann.

Dann verging wieder und wieder eine Woche und obwohl das schlechte Gewissen immer größer wurde, habe ich es nicht auf die Reihe bekommen, mich bei Dir zu melden.

Dann, am 2.März morgens auf dem Weg zur Arbeit warst Du so intensiv present in meinen Gedanken, dass ich ahnte, es sei zu spät.

Per Email kommt die Bestätigung zwei Stunden später.

Die lebensfrohe, mutige und so tapfere Micky ist von uns gegangen.

Es tut weh, richtig weh. Und zu dem Schmerz der Trauer gesellt sich der Schmerz der Wut. Wut über mich selbst, Wut über die Ungerechtigkeit, über das Schicksal und vor allem Wut über den verdammten scheiss Kerl namens Krebs.

Du hast mich auf dem Berg begleitet, hast mir auf den letzten Höhenmetern Mut gemacht und mich nicht umkehren lassen. Du hast das Unglaubliche wahr gemacht! Du warst mein Held, und nicht nur auf dem Berg!

Wir waren einige Hundert auf Deiner Trauerfeier. Hunderte junger Menschen, denen Du begegnet bist mit Deiner außergewöhnlichen Art, Deinem warmen Herzen, Deinem unerbitterlichem Mut. Und im Meer von Blumen, im Meer von Tränen steht Deine Asche in einer dunkelblau schimmernden Urne und Du lächelst uns auf dem Photo davor an als würdest Du uns sagen wollen: “seid nicht so traurig!”

Micky, ech hunn Dech an mengem Hierzen. Fir emmer!

Pink Shoe Day Leipzig 2016 – Danke!

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Was für ein beeindruckender Anblick! Über 30.000 Pinke Schuhe auf dem Augustusplatz in Leipzig in Solidarität mit allen von Brustkrebs direkt oder indirekt Betroffenen.

Eine Frau mit Kopftuch drückt mir ihr Paar Pinke Schuhe in die Hand, ganz liebevoll gestaltet. In unseren Blicken liegt die gleiche Geschichte, die gleiche Erfahrung, der gleiche Weg.

Wir integrieren ihre Schuhe in die Pinke Schleife die wir für Luxembourg gelegt haben und sie erlaubt mir, ihr Paar als Erinnerung mit nach Luxembourg zurück zu nehmen. Wir sind fast ein Alter denke ich, bei ihr kam der Krebs zurück. Ich möchte das nicht erleben müssen.

Danke liebe Unbekannte für Dein Lächeln, Deinen Mut und die Herzlichkeit in Deinen Gesten.

Danke an Haus Leben e.V., dass wir mit Europa Donna an diesem tollen Event teilnehmen durften.

Danke an Garage Deltgen für das Sponsoring  unseres pinken Autos.

Danke an alle, die in Luxembourg Schuhe gesammelt haben.

Bravo Dani – quel courage!

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Mon témoignage lors de la 11ème journée d’étude de la Clinique Bohler. Je me suis surprise moi même!

Moments intime : entre pudeur, sexualité et féminite

Bien au contraire de ces véritables experts des conférences et des podiums, ceci est pour moi une première et j’avoue je suis nerveuse. Et donc j’ai préparé mon discours sur papier.

Tout d’abord je voudrais remercier Dr Kieffer et Europa Donna Luxembourg dont je suis membre actif de m’avoir invité à cette journée d’étude. C’est un privilège pour moi et en quelque sorte aussi un geste de remerciement auprès de la clinique Bohler de pouvoir partager mon témoignage avec vous. Merci.

Permettez-moi de me présenter en quelques phrases afin que vous puissiez mettre mieux mon témoignage dans le contexte de cette conférence.

Je m’appelle Daniela et j’ai 40 ans. Divorcée depuis 3 ans, sans enfants. Je suis née en Allemagne de l’est ou j’ai vécu jusqu’à l’âge de 18 ans, toute ma famille habitent encore là-bas. Mon parcours professionnel m’a fait passer par plusieurs villes en Allemagne, puis par Paris pour arriver ici. J’ai toujours su me débrouiller, m’adapter et de m’en sortir pour revenir encore plus fort après des passages difficiles.

Surtout les dernières 5 années de ma vie étaient marquées de grands changements, des grands challenges sur le plan affectif et émotionnel.

A la mi- trentaine après 2 ans de mariage je constate que mon mari devient plus en plus distant, les moments intimes devient de plus en plus rare jusqu’à la quasi inexistence de rapports sexuels. Seulement plus tard je vais comprendre qu’il essayé à tout prix d’éviter une grossesse. Pas de rapport, pas de bébé.  Frustrée, déçue, malheureuse, non-désirée je dois faire face à la réalité qu’il n’y a plus d’avenir ensemble. L’effondrement total bien physique mais aussi psychologique car du jour au lendemain tous mes visions et plans de fonder une famille et d’être maman ont été détruites.

Mon désir d’enfant est plus grand que l’amour pour mon mari. La décision dure à prendre c’est de m’en aller et recommencer à zéro, les explications aux amis et à la famille du pourquoi du comment. Je me suis sentie coupable.

Et puis quelque mois plus tard, à peine remise du divorce, le diagnostic terrible : cancer du sein. A l’âge de 37 ans.

Opération à la Clinique Bohler à Luxembourg par mon gynécologue, préservation de ma fertilité au CRG à Bruxelles, 21 ovocytes congelés, un nouvel espoir. 6 mois de chimio et 6 semaines de radio à Trèves. Ma vie n’est plus comme avant.

Je décide de communiquer très offensive sur ce qui m’est arrivé pour mieux comprendre et pour accepter. Pour rassurer mon entourage et pour m’encourager je commence à écrire un blog, je le nomme « Mein Leben En Rose ». Je poste des articles sur les sujets qui me tiennent à cœur, sur des sujets qui peuvent choquer, sur des tabous. Et des photos de mon combat. J’ai constaté pour moi que ceci me libère peu à peu des peurs et des traumatismes, des colères et des chagrins.

Alors quand on m’approche il y a quelques semaines avec la question si je serais prête à participer à cette table ronde je me suis dit, pourquoi pas. Et pourtant j’ai horreur de parler en public.

Quand je me suis préparé à ce témoignage j’ai d’abord essayé de définir pour moi-même les mots INTIMITÉ, PUDEUR, SEXUALITÉ, FÉMINITÉ – pas  forcément évident.

Que de plus intime que notre propre corps ?

Bien femme ou homme, nous avons tous une relation particulière par rapport à notre présence physique.

Notre sexe nous est défini le moment de notre conception, un xx ou un xy fait toute la différence et détermine toute une vie. Notre façon de vivre en étant femme ou homme, de soigner notre corps et notre niveau de pudeur se développe dès notre enfance. Elle est liée à notre éducation, notre religion, notre culture. Mais aussi à la confiance et l’estime qu’on a envers soi-même.

Mes grands-parents allaient au sauna tous les samedis et ils me prenaient avec, j’avais 5 ans. Voir une personne nue est donc une chose absolument naturelle pour moi. En revanche je me sens mal à l’aise si par exemple sur mon lieu de travail quelqu’un se mets en tenue beaucoup trop sexy pour aller bosser. Est-il vraiment nécessaire de s’habiller en mini-jupe et grand décolleté pour mettre en valeur sa féminité ?

Je me rappelle toujours le moment de la terrible nouvelle des résultats positifs de la biopsie. 4 questions dans ma tête avant le grand black-out : Comment le dire à ma mère ? Est-ce que je vais perdre mes cheveux ? Est-ce que je peux encore avoir des enfants après ? Vais-je garder mon sein ? Mère, cheveux, enfants, sein … tous les 4 liés à la féminité.

Dans les semaines et mois des thérapies et de la convalescence, j’ai souvent admiré la patience et la gentillesse de mes médecines et infirmières. Mon bras plein de bleus des piqures, les cicatrices douloureuses, mon moral parfois vers zéro, ils ont su faire un travail en douceur, avec beaucoup de délicatesse et un sourire. Et pourtant leur rythme de tous les jours était loin d’être facile. Voir autant de gens signés par une maladie ou par la douleur, certaines en phase de fin de vie qui ne sont plus capable de faire la moindre geste sans aide, les voir perdre leur dignité. J’ai développé un très grand respect et une énorme gratitude envers ces professionnels de santé.

Quant à la sexualité, j’avais perdu tout envie et désir de partager des moments d’intimité avec quelqu’un. Sans cheveux, avec des cicatrices et un corps gonflé par la cortisone et les médicaments cytostatiques je sentais un gène de me montrer.

Me mettre pendant des semaines tous les jours tors nus sous cet appareil de radiothérapie, voir la peau de mon sein devenir de plus en plus rouge et irritée, j’ai commencé d’être très inquiétée. Mise en ménopause par la chimiothérapie je suis passée par tous les effets que ceci impliques. Même si je n’avais pas un partenaire à l’époque, je me suis quand même posé la question comment ma sexualité sera après tout ce traitement. Est-ce que je vais récupérer la même sensibilité comme avant ? Est-ce que je peux ressentir un envie avec cette fatigue terrible ?

 Aujourd’hui, 3 ans après le diagnostic, je peux vous dire que je suis une femme plus épanouie qu’avant, je respecte mon corps beaucoup plus qu’avant, je prends soin de moi. J’ai retrouvé une vie intime bien équilibrée et plaisante, satisfaisante et créative – pour faire un clin d’œil au Dr Waynberg).

Je n’ai pas honte de mes cicatrices, je les porte avec fierté.

 

Rosa Oktober mit Grauschleier. Octobre Rose avec une touche de grisaille.

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Samstag, 1. Oktober 2016, morgens um 7hoo. Sogar der Hahn mag nicht krähen bei diesem Regen. Meine Augen kleben zusammen und es ist echt schwierig, das warme Bett zu verlassen. Kein Sorry, keine Ausrede, kein Pardon.

Auf dem Programm steht der jährliche Broschtkriibslaf (Brustkrebslauf). In den vergangenen zwei Jahren hatte ich eine Startnummer und bin die 4 Kilometer durch das Petrusse-Tal mitten in Luxembourg-Stadt mitgelaufen. In diesem Jahr habe ich die ehrenvolle Aufgabe, 450 Paar pinke Schuhe aufzubauen und die Veranstaltung in Bildern festzuhalten.

Hier eine kleine Auswahl daraus.

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Samedi, 1 octobre 2016, 7h du matin. Même le coque n’a pas envie de chanter avec cette pluie terrible. Mes yeux sont collés et il m’est vraiment difficile de quitter mon lit bien chaud. Pas de Sorry, pas d’excuse, pas de pardon.

Sur mon programme: la cours annuelle contre le cancer du sein (Broschtkriibslaf ). Les deux années précédentes j’ai eu un dossard et j’ai couru les 4 kilometres traversant la vallée de la Petrusse au coeur de Luxembourg-Ville. Cette année il me revienne la tâche honorable de mettre en place 450 paires de chaussures roses et de mémoriser l’évènement en photo.

Voici une petite sélection. L’album entier sur la page Facebook d’Europa Donna Luxembourg.

We did it! 450 Paar Pink Shoes haben mich heut verzaubert.

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Es war schon etwas schwierig, als mein Wecker heute morgen zeitiger als sonst geklingelt hat aber schon eine halbe Stunde später war ich hellwach. Bei kühlen 9 Grad, hiess es aus 450 Paar Schuhen das Land Luxembourg und eine rosa Schleife zu kreiren.

Mariette, Astrid und ich hatten grossen Spass und waren stolz wie Bolle aber auch tief gerührt als um 10h00 das Werk für vollendet erklärt und der luxemburger Presse freigegeben wurde.

Die ganze Schönheit ist erneut am kommenden Samstag, 1. Oktober , zu sehen für den Broschtkriibslaf und am 15. Oktober in Leipzig zum PINK SHOE DAY 2016.

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